Refaire son étude de marché et son plan d'affaires
Cette étape est indispensable si l’on veut vendre hors du Québec pour plusieurs raisons :
- Différences de consommateurs : Les goûts, habitudes de consommation et attentes des clients varient d’une région à l’autre. Une étude de marché vous permet de comprendre ces différences et d’adapter vos produits, vos emballages et votre communication en conséquence.
- Concurrence et environnement commercial : Le paysage concurrentiel hors Québec peut être très différent, avec de nouveaux acteurs et des stratégies de prix spécifiques à chaque marché. Refaire une analyse de la concurrence et de l’environnement commercial permet d’ajuster votre positionnement et d’identifier les opportunités.
- Réglementations et logistique : Les règles liées à l’étiquetage, à la distribution ou à la vente de produits alimentaires peuvent varier selon les provinces ou pays. Votre plan d’affaires doit intégrer ces aspects réglementaires, ainsi que les coûts logistiques, pour éviter tout obstacle à l’exportation.
En somme, adapter ces éléments est essentiel pour réussir à pénétrer efficacement un nouveau marché hors du Québec.
Ressources :
- https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Etes-vous_pret_a_exporter.pdf
- Exportation – Articles et outils | BDC.ca
- https://groupexport.ca/trucs-et-astuces-pour-reussir-sa-strategie-de-distribution-hors-quebec/
- https://www.mapaq.gouv.qc.ca/fr/Transformation/marches/Pages/Marchesvises.aspx
- https://agriculture.canada.ca/fr/commerce-international
Vendre au Canada
Analyser les exigences du commerce (licence RSAC, HACCP ou GFSI)
- Licence RSAC (Réglement sur la salubrité des aliments au Canada)
- HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) : Cette certification est requise pour certaines entreprises, notamment celles qui exportent des produits alimentaires. Elle implique l’identification et la gestion des risques liés à la sécurité alimentaire. Attention, une certification HACCP est liée à un produit, pas à un édifice, mais celui-ci est impacté par la certification.
- Certification GFSI (Global Food Safety Initiative). Cette certification n’est pas obligatoire pour la vente de produit au Canada.
Trouver un distributeur ou courtier pour ce marché
Trouver un distributeur ou un courtier pour vendre dans d’autres provinces du Canada est essentiel pour plusieurs raisons :
- Connaissance du marché régional : Chaque province a ses propres préférences, habitudes de consommation et réglementations. Un distributeur ou un courtier local a une meilleure compréhension de ces spécificités, ce qui permet d’adapter votre offre et votre stratégie de marketing aux attentes des consommateurs de chaque province.
- Réseaux de distribution établis : Les distributeurs et courtiers disposent généralement de relations déjà établies avec les détaillants, grossistes et autres acteurs clés du marché. Cela facilite l’accès à des canaux de vente et réduit le temps et les efforts nécessaires pour développer ces relations par vous-même.
- Gestion des aspects réglementaires : Les exigences légales et réglementaires peuvent varier d’une province à l’autre, notamment en matière d’étiquetage, de sécurité alimentaire et de taxation. Un distributeur ou un courtier connaît ces règles et peut vous aider à naviguer dans ces exigences pour garantir la conformité de vos produits.
En somme, collaborer avec un distributeur ou un courtier permet de maximiser vos chances de succès en facilitant votre entrée sur de nouveaux marchés provinciaux, tout en réduisant les risques et les complications.
Ressources :
Faut-il adapter son emballage, étiquettes, valeurs nutritonnelles, code barre ?
Commercialiser ses produits dans les autres provinces du Canada demande de revoir ses emballages et étiquettes pour répondre aux exigences réglementaires spécifiques à chaque marché. En effet, le cadre légal canadien diffère parfois de celui du Québec, notamment en matière de langue, d’étiquetage nutritionnel et de codification des produits.
Le bilinguisme est une obligation : toutes les informations figurant sur l’emballage, telles que les descriptions de produit, les listes d’ingrédients et les consignes d’utilisation, doivent être disponibles en français et en anglais. Par ailleurs, les exigences nutritionnelles ou les formats d’étiquettes peuvent varier d’une province à l’autre, ce qui impose des ajustements pour garantir la conformité et éviter des sanctions.
Le code-barres doit également respecter les standards nationaux pour assurer une gestion fluide des stocks et une intégration efficace dans les chaînes d’approvisionnement à l’échelle canadienne. Ces adaptations sont non seulement nécessaires pour être en règle, mais elles jouent aussi un rôle clé dans l’optimisation de votre visibilité et l’accès à des réseaux de distribution élargis.
En somme, adapter vos emballages et étiquettes est une étape indispensable pour conquérir de nouveaux marchés au Canada et maximiser vos chances de succès hors Québec.